Auteur: RONGIER Stéphane
uchi deshi d'Alain Peyrache
Stéphane pratique au dojo de Tassin la Demi-Lune.
Il s'est beaucoup investi dans les cours enfants et ados. Il forme aujourd'hui de nombreux pratiquants à cette tâche délicate. Loyal, direct et courageux, des qualités essentielles indispensables à la pratique de l'aïkido, font de lui un uchi deshi
compétent et apprécié. Avec lui les choses sont claires, pas d'ambiguïté malsaine.
Toujours présent, même dans les situations délicates mais inévitables que l'on rencontre couramment dans les dojos, où beaucoup préfèrent avoir un prétexte pour "ne pas faire" ou ne pas être concernés.
Il n'est donc pas étonnant qu'il ne supporte pas ce qu'on appelle dans le langage courant: les "faux culs".
D'ailleurs le sujet de cet article n'est pas un hasard : certains "pratiquants" se servent de cet aspect de l'aïkido pour justifier l'injustifiable et dissimuler des objectifs personnels et des intentions cachées peu avouables.
Exemple: ceintures en judo
Une des premières questions que posent les débutants concerne les grades.
Tous fantasment sur la ceinture noire. Laissez le choix entre une ceinture noire et une ceinture blanche,
le débutant prendra la noire.
"L'aïkido sportif" ou "local" utilise souvent les kyus et les dans pour valoriser
l'ego de ses pratiquants. Cela correspond parfaitement à la culture occidentale : références militaires,
scolaires, sportives...
car elle en est à l'origine. Et cela est utilisé par tous les arts martiaux japonais
ayant dégénéré en sport.
Le système kyu-dan a été inventé très récemment par le fondateur du judo, qui n'était pas reconnu comme un
pratiquant sérieux, encore moins comme un maître, par les vrais pratiquants des arts martiaux de l'époque,
mais comme un "intellectuel".
Il inventa son propre système de référence en rupture avec celui en usage qui était le système traditionnel menkyo.
Il copia les références militaires, scolaires, sportives... occidentales. Il fit comme dans d'autres pays et dans
d'autres disciplines plus tard, il mit ses rudiments de connaissance dans le système sportif. Grâce aux médias et
au "business" généré par le sport, il fit du judo un grand sport olympique... mais rejeté par les arts traditionnels sérieux.
Certains courants d'aïkido, que nous appelons "aïkido sportifs", ont suivi la même voie : même structure,
même fonctionnement, même évolution. Quand les pratiquants n'ont plus aucune notion d'aïkido, du haut de leur
ignorance ils créent la compétition en aïkido, ou installent la discipline dans un système sportif.
Le fonctionnement sportif est particulièrement nocif à l'aïkido car c'est faire exactement l'inverse de notre
pratique.
Dès lors, il n'est pas étonnant que ces aïkidos là se valorisent avec le même type de grade, pour les mêmes raisons que les sportifs.
Le sportif dira "je suis champion de ..." ; l'aïkidoka sportif dira : "je suis tel dan...", ou encore : "délégué de...", persuadé que les kyus et les dans, qui valorisent son ego, sont des normes internationales qui indiquent la valeur de l'aïkidoka. En réalité cela ne dépasse pas les frontières franco-françaises, et n'est pas du tout reconnu par les autres aïkidokas. Par exemple, pour avoir un grade d'un dojo japonais, il faut tout recommencer. Il s'agit donc bien d'un "délire" local. Pour se distinguer des grades locaux qu'ils mettent eux-mêmes en place ils iront jusqu'au Japon pour se valoriser avec des grades d'un "club japonais"... Etonnant, non ?, dirait un humoriste bien connu.
Dans la pratique traditionnelle de l'aïkido il en va tout autrement car il n'y a pas de shizophrénie.
Un titre n'est pas fait pour valoriser l'individu, mais pour lui rappeler ses devoirs, ses tâches, ses responsabilités, et tout le travail qui reste à accomplir. Si l'on faisait un parallèle avec l'industrie, on pourrait dire qu'un grade n'indique pas une valeur mais une place dans l'entreprise. Cette place dans le dojo — cela dépend du dojo — peut être matérialisée parfois par un diplôme. Kyus, dans, ceintures de couleur et autres barettes, n'ont aucun sens pour la pratique traditionnelle de l'aïkido qui se réfère au système traditionnel martial japonais menkyo.
Reprenons, pour comprendre, l'image du système hiérarchique d'une entreprise commerciale :
En France, par exemple, il y a les amateurs et les professionnels de l'aïkido. Dans la pratique traditionnelle il n'y a que des professionnels : un dojo est une entreprise, un artisanat à la tête duquel se trouve un artisan que l'on appelle "maître" ou "sensei" et qui est, en fait, le chef d'entreprise. C'est exactement la même chose dans le domaine artistique où l'on travaille avec le maitre que l'on s'est choisi. Dans le système traditionnel, il n'y a que des professionnels et des "clients".
C'est encore une différence avec le sport où l'on fait la distinction entre professionnels et amateurs.
Le fondateur de l'aïkido décerna lui-même de tels certificats.
Certaines écoles aïkido utilisent les deux (invention de M. Chiba élève de Kishomaru Ueshiba) les kyus-dans, mais aussi :
- Fu ku shi do in
- Shi do in
- Shihan
Le vocabulaire traditionnel employé, concernant ces titres, n'est pas connu du public et même, la plupart du temps, par les professeurs d'aïkido sportif.
Waka Sensei : petit professeur, futur héritier.
Doshi : gardien de la voie.
Monjin : disciple.
Deshi : disciple.
Soto Deshi : disciple externe.
Uchi Deshi : disciple interne (résident).
Renshi : maîtrise extérieure (chercheur qui commence à s’éveiller).
Kyoshi : maîtrise intérieure, grande connaissance de l’art
Hanshi : maîtrise intérieur et extérieur unifiée, une référence, un exemple à suivre.
Ryu Sha : pratiquant de l’école, élève.
Hombu-Cho : maître principal, responsable du dojo principal (Hombu-Dojo).
Shidoshi-Ho : instructeur débutant.
Shidoshi : instructeur.
Shihan : maître, « modèle ».
Shihan-Kaku : assistant du maître.
Dai-Shihan : grand maître.
Meijin : grand homme accompli.
Kohai : jeune pratiquant.
Sempai : ancien, par rapport au Kohai.
Tashi : expert.
Tenshi : maître céleste.
Soke ou Shosei ou Shodai : fondateur, chef de famille, de l’école.
Shike : héritier.
Un enseignement de base de la pratique martiale est : "Savoir ce que l'on veut faire, et avec qui on veut le faire." De ce jugement dépend l'aïkido que vous ferez.
Comme on le voit sous le terme "aïkido", il y a des pratiques et des enseignements radicalement différents.
Un maître, un dojo ; autant de maitres, autant de formes d'aïkido.
Voila encore une différence fondamentale avec le système sportif qui a besoin de normaliser afin de pouvoir gérer administrativement l'ensemble des clubs, et afin que tout le monde se trouve dans les mêmes conditions de performance, que tout le monde puisse avoir droit au même label (comme le "poulet du Gers" !). La normalisation est la pire des choses pour l'aïkido... et pour tout art, quel qu'il soit. Une norme c'est ce qu'il y a de plus pauvre. Imaginez un instant de la musique normalisée ! Qui en voudrait ? On comprend pourquoi les vrais pratiquants n'en ont pas envie ; ils veulent préserver leur art.
O-Sensei n'aurait jamais reçu lui-même le menkyo de daito ryu des mains de M.Takeda. Rappelons que le premier menkyo est l'équivalent du 1er dan... qui veut dire débutant. Nous savons qu'il a décerné le mokuroku d'aikido à certains de ses élèves, et à d'autres une copie de son livre le "Budo Renshu", ce qui faisait office de "permission", de "certificat d'instructeur". C'est son fils Kishomaru qui institua les kyus et dans en aïkido avec l'Aïkidkai so hombu en 1948. Cela provoqua des rejets violents chez les élèves du fondateur, comme Tadashi Abe — qui introduisit l'aïkido en France — et un peu plus tard M. Nakazono, lui aussi bien connu des français. Pour plusieurs des élèves du fondateur, l'aïkido du fils n'était plus de l'aïkido. En savoir plus
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Le terme menkyo signifie permission, certificat, sanction (men, de manuka être libéré ; kyo, autorisé).
Le menkyo décerné au disciple exprimait aussi le degré de confiance que le maître accordait, reconnaissance qui offrait au disciple la possibilité d’être initié au niveau supérieur, puis progressivement aux secrets de l’école. Le menkyo est véritablement un gage de confiance et de moralité. L’élève était jugé sur plusieurs années, tant sur le plan technique que sur le plan comportemental.
On part du principe qu’il est malvenu de montrer son niveau avec des ceintures ; le pratiquant doit montrer son niveau par son comportement, non pas par une couleur de ceinture ou un vêtement. Idem pour le maître, les assistants, etc.
Le kyu - dan développé par Kano 'fondateur du Judo) se base sur les systèmes militaires. Les élèves dépourvus de dan sont nommés mudanshas ; et ceux en possédant sont les yudanshas ou danshas. Au dessus du 5ème dan, ils sont nommés kodanshas. Au départ, ce système ne possédait que 3 kyus, 5 dans, et 2 couleurs : blanche pour les kyus, et noire pour les dans. Vers la fin des années 1920 à Londres, le Centre européen de judo, dirigé par Gunji Koizumi, élabora partiellement un système de couleurs pour les kyus. Ce système sera ensuite repris et perfectionné par maître Kawaishi Mikinosuke, installé en France, et qui fit preuve d’une très grande intelligence pédagogique pour le développement du judo. Ce système de graduation par couleur jaune, orange, vert, bleu, marron, mis au point par Kawashi, fut ensuite repris par toutes les disciplines martiales, même non japonaises, mais avec quelques modifications pour certaines. Le Japon adoptera, quant à lui, la ceinture blanche jusqu’au 4ème kyu et la ceinture marron à partir du 3ème kyu jusqu’au 1er kyu. Certaines écoles gardent en parallèle un système de menkyo. De très nombreux arts martiaux utilisent encore aujourd'hui le système menkyo.
Bien que Morihei Ueshiba ait été le fondateur de l'aïkido, il existe plus de trente styles différents de cet art.
Cela s'explique par le fait que le fondateur a fait évoluer son art toute au long de sa vie ; les différentes écoles sont nées de ses élèves qui, l'ayant connu à une certaine époque, ont enseigné l'aikido de cette époque.
aikido en beaujolais une réalité à villefranche bois d'oingt genay à l'aikido caladois
le dojo aikido est situé dans le beaujolais. Les japonais adore beaujolais.
Ne pas confondre aiki et aikido ou aikijustsu, l'origine est la daito ryu.
Ueshiba fondateur ou o sensei de l''Aïkido ou aikido est un art martial japonais
Etonnant de trouver un pratique japaonaise dans le beaujolais.
Paul bocuse contribua à faire connaitre le beaujolais au japon.
Un art martial issu du japon inventé par Morihei Ueshiba le fondateur de l'aikido
de l'aikikai so hombu de tokyo qui eu comme élèves: nakazono, tamura, noro, asai,
tada, tadashi abe, murashige, tohei koichi, sugano, yamada, chiba et bien d'autre.
.
L'aikido n'a rien à voir avec le iai, le jo do, le katori shinto ryu,
Miyamoto Musashi dont l'histoire date du 16ème sciècle.
Pas plus que l'omotokyo de Déguchi est une branche du shinto ou du boudhisme.
à l'origine les techniques de combat des samurais, guerriers japonais respectant
le Bushido code d'honneur des samurais. Il pratiquait nombreux arts martiaux : le
judo, le karaté, le kendo, le iaïdo, les jitsu, kempo, zen, Ikebana, sur des tatamis.
on trouve de l'aïkido à Lyon, Villefranche, Tassin, Givors, Saint-Étienne, Valence,
Bourg-en-Bresse, Villard, Châtillon, Macon,Chalon-sur-Saône, tournus.
Alain Peyrache à travailler avec les plus grands experts japonais : sensei, Shihan,
Nakazono, Tamura, Noro, Asaï, Chiba, Yamaguchi, Tada, Fujimoto Kishomaru Ueshiba,
waka sensei, Tohei, Saito.
lors de son voyage en Chine le fondateur a connu le kong fu, le tai chi, le tchi
kong, le shiatsu, le bouddhisme.
l'EPA est la fédération officielle européenne reconnue par le roi des Belges, c'est
aussi l'école Alain Peyrache shihan dans le système menkyo qui pratique l'aïkido
traditionnel.
Il a gravi tous les échelons : deshi kyu, dan, fu ku shi do in, shi
do in, shihan .
il apprécie beaucoup : le Beaujolais, Morgon, chirouble, Bordeaux, Saint-Émilion,
châteaux Margaux, château Yquem, foie gras, côtes-du-Rhône, Châteauneuf-du-Pape.
Jusqu''au plus petit village: denicé, lacenas, oingt, alix, belleville, pérréon, montmelas, macon
clochemerle, tout le monde connait l'aikido.