Auteur: Laurent Kaminsky
Laurent Kaminsky commence la pratique du Judo en 1979-1980. Au cours de cette étude,
qu’il poursuit, il a l’occasion de voir pratiquer par son Maître, puis d’apprendre avec lui,
quelques techniques de kuatsu.
"En avril-mai 2005 il est amené, sur invitation de Frédéric Le Duigou, du dojo Omote Sando à Paris, à rencontrer Christian Teissedre, qui y enseigne, et s’y rend par curiosité, rien de ce qu’il avait vu de l’Aïkido auparavant ne l’ayant poussé à s’y intéresser vraiment."
Séduit par l’approche pédagogique de ce professeur élève d’Alain Peyrache, par la rigueur technique et la cohérence de son enseignement, il décide de commencer parallèlement à celle du Judo la pratique de l’Aïkido.
Médecin de formation, il a eu, lors d’entraînements ou de surveillances médicales de compétitions de Judo, la possibilité de mettre en pratique l’enseignement des kuatsu qu’il a reçu.
KUATSU
Introduction
Les kuatsu (ou kwatsu, ou katsu), sont des techniques de soins utilisées dans la plupart des méthodes traditionnelles japonaises de combat. Elles sont le pendant médical des techniques de reboutage (seifuku), l’ensemble formant le kappo.
Cet ensemble de techniques représentait l’autre face de ces méthodes, la dimension réparatrice d’arts de destruction.
C’est essentiellement grâce aux pratiquants de Judo, et notamment la section des études médicales du Kodokan de Tokyo,
sous l’impulsion de Maître Kano Jigoro (fondateur du Judo), ainsi qu’à des publications de médecins ou de pratiquants
occidentaux comme le Dr De Winter dans les années 1970, que ces techniques sont arrivées jusqu’à nous.
Elles n’étaient alors révélées qu’aux ceintures noires, lors d’une cérémonie d’initiation.
Pour diverses raisons elles ont tendance, en France tout au moins, à tomber peu à peu dans l’oubli.
Il en existe de plus ou moins élaborées, la victime pouvant être allongée sur le ventre ou sur le dos ou assise,
le nombre de soignants pouvant varier, et des instruments pouvant être utilisés. Certains kuatsu peuvent même être réalisés
par la victime pour son propre compte.
Notre propos dans cet article sera d’aborder des kuatsu relativement simples répondant à quelques situations courantes pouvant survenir au dojo. Pour en savoir plus, le lecteur est invité à consulter les ouvrages cités dans la bibliographie.
Mais malgré leur simplicité apparente, ils nécessitent de nombreuses répétitions sous la direction d’un instructeur bien formé afin de pouvoir les administrer sans risque pour la victime et de les rendre le plus efficace possible.
La base de ces techniques sera le calme et la détermination dont devra faire preuve le soignant,
l’assurance qu’il devra avoir qu’aucune lésion organique (fracture, lésion d’organe, lésion vasculaire ou nerveuse …)
n’est constituée ou en cours de constitution, et l’intensité mesurée qu’il devra appliquer lors de la réalisation du geste.
Nous aborderons donc successivement le saignement de nez (epistaxis), le traumatisme testiculaire, et le malaise vagal.
Au moindre doute, l’avis d’un médecin compétent devra être requis dans les plus brefs délais. Mieux vaut ne rien faire soi-même
que de prendre le risque d’aggraver la situation par des manœuvres inappropriées.
A- Epistaxis ou saignement de nez
Il est fréquent notamment chez le jeune, lors de moments d’énervement ou d’effort physique un peu poussé,
ou lors d’un traumatisme. Ces kuatsu ne doivent être tentés qu’en cas de saignement abondant et intarissable,
que des moyens mécaniques classiques n’auront pas réussi à juguler.
Il est primordial de se remémorer les risques infectieux encourus lors d’accidents d’exposition au sang,
et de prendre toutes les précautions nécessaires afin de les éviter, comme par exemple le port de gants
de protection.
Technique :
La victime est assise sur le sol, jambes allongées écartées.
Le soignant se tient à genoux sur son côté gauche, et la maintient le dos droit.
Le soignant place son majeur droit sous la saillie occipitale de la victime, à l’arrière de son crâne,
et l’index et l’annulaire de la même main de chaque côté, dans un creux, sur une ligne qui joint la partie
basse des deux oreilles, et pratique un massage léger de quelques secondes sur ces trois points,
cou en extension,.
Puis, du tranchant de la main droite, le soignant va percuter la base du crâne de la victime d’un mouvement rebondissant dirigé en haut et en avant, deux à trois fois.
La séquence complète pourra être si nécessaire renouvelée.
Points importants : Rester calme, éliminer une fracture, respecter la direction de la percussion qui doit rester non appuyée sous peine de lésions cervicales et neurologiques graves pour la victime. Se protéger d’un contact avec le sang de la victime.
B- Traumatisme testiculaire
Il est probablement moins fréquent en Aïkido, où il est plutôt accidentel, que dans d’autres
disciplines de combat. Il peut néanmoins survenir, et les kuatsu pouvant y remédier devraient être
également connus par les professeurs.
Pour tout traumatisme testiculaire il est important de vérifier que les deux testicules sont bien
descendus et sans lésion anatomique évidente, et, au moindre doute, s’en remettre en urgence à un
médecin compétent.
1- Première technique :
Si la victime est capable de rester debout, la faire sauter et retomber sur ses talons, plusieurs fois.
Points importants : Rester calme, vérifier que les testicules sont bien en place et ne sont pas lésés.
2- Deuxième technique :
Si la victime ne peut se tenir debout seule, le soignant la positionnera assise jambe écartées et se mettra
debout derrière elle. Il la saisira sous les aisselles, la soulèvera et la laissera tomber d’une dizaine de
centimètres de hauteur. Cette manœuvre est à répéter si besoin.
Points importants : Rester calme, vérifier que les testicules sont bien en place et ne sont pas lésés.
Le soignant devra veiller à suffisamment soulever la victime, et à ménager son propre dos.
3- Troisième technique :
Un traumatisme testiculaire peut provoquer une douleur si violente qu’elle aboutisse à une perte de connaissance.
Dans ce cas, le soignant doit placer la victime sur le dos, saisir sa jambe tendue du côté où a eu lieu le traumatisme,
et la tirer en plaçant un de ses pieds sur l’aine de la victime (sans appuyer). Le soignant doit alors frapper la plante
de pied de la victime de son poing fermé, en faisant saillir la première phalange de son index ou de son majeur, sur le point
correspondant à peu près au premier point du méridien du Rein d’acupuncture.
La manœuvre peut être répétée plusieurs fois.
Points importants : Rester calme, vérifier que les testicules sont bien en place et ne sont pas lésés,
bien tendre la jambe de la victime préalablement à la percussion, prévenir d’urgence un médecin compétent,
et continuer à surveiller la victime après la reprise de conscience.
C- Malaise
Par malaise s’entend ici le malaise vagal simple résultant d’un effort inhabituellement
prolongé ou d’un arrêt trop brutal de l’effort. Dans tous les autres cas, et au moindre doute,
il sera nécessaire de faire appel à une structure médicale dans les plus brefs délais.
Il conviendra quoi qu’il arrive au minimum de s’assurer de l’absence de douleur thoracique,
d’un pouls de fréquence et d’intensité normales, et d’une respiration correcte,
et de ne jamais laisser la victime seule même après une réanimation réussie.
1- Première technique :
Sur une victime debout ou assise jambes écartées, le soignant devra repérer à la base de son cou
le vertèbre la plus saillante, y placer le bout des doigts de façon à avoir la paume de main entre
les omoplates de la victime, et frapper à cet endroit à coups légers et rebondissants de bas en haut
avec la base de la main (éminences thénar et hypothénar).
Points importants : Rester calme, respecter la direction de la percussion qui doit rester peu appuyée.
Rester avec la victime. Faire appel à un médecin compétent.
2- Deuxième technique :
Si la victime ne peut plus se lever ou a perdu connaissance,
le soignant doit la placer en position assise jambes écartées, et se tenir dans son dos,
son genou placé entre les omoplates de la victime, les mains placées sur les pectoraux de cette dernière
(si la victime est une femme, il est possible pour le soignant de saisir les deux revers du keikogi
en passant sous les aisselles afin de faciliter la manœuvre). Le soignant fera alors faire un mouvement
inspiratoire à la victime en remontant ses mains vers l’extérieur et l’arrière, de façon à ouvrir sa poitrine,
tout en percutant de son genou la zone située entre les omoplates de la victime, puis un mouvement exspiratoire
en imprimant à ses mains un mouvement en sens inverse. Cette manœuvre est à répéter.
Points importants :
Rester calme. En cas de perte de connaissance faire prévenir une structure
médicale d’urgence tout en commençant le kuatsu. Le mouvement des mains est important, qui aide à
la ventilation de la victime,
alors que la percussion du genou entre les omoplates provoque un réflexe vasomoteur
qui aide à la réanimation. La victime ne doit en aucun être laissée seule jusqu’à sa prise en charge
par un service médical compétent.
Conclusion
Le regain d’intérêt que connaissent les kuatsu ne doit pas être uniquement théorique, historique ou
philosophique, mais aussi pratique. Ces techniques ont fait leurs preuves, et sont par définition
parfaitement adaptées aux accidents pouvant survenir lors de la pratique des arts de combats.
Cependant, pour être efficaces et appliqués à bon escient et sans danger pour les victimes,
ils doivent être appris avec un professeur compétent et, comme toute technique, revus de nombreuses fois.
Toutefois, leur connaissance ne dispense pas d’une bonne formation en un système de secourisme classique,
et il nous paraît indispensable de répéter qu’il ne faudra pas hésiter à faire appel à un médecin en cas
de problème.
Bibliographie
- “ Judo Kodokan ”, Budo Ed. (pour la traduction française, 1999)
- “ Kuatsu ” tomes I et II, Dr E. de Winter, Ed. Chiron, 1975
- “ Maîtrise et puissance par le Judo au sol ” tome II, A. Valin, Ed. Judo International, 1970
- “ L’Art sublime et ultime des Points de Vie ”, H. Plée, Budo Ed., 2004
aikido en beaujolais une réalité à villefranche bois d'oingt genay à l'aikido caladois
le dojo aikido est situé dans le beaujolais. Les japonais adore beaujolais.
Ne pas confondre aiki et aikido ou aikijustsu, l'origine est la daito ryu.
Ueshiba fondateur ou o sensei de l''Aïkido ou aikido est un art martial japonais
Etonnant de trouver un pratique japaonaise dans le beaujolais.
Paul bocuse contribua à faire connaitre le beaujolais au japon.
Un art martial issu du japon inventé par Morihei Ueshiba le fondateur de l'aikido
de l'aikikai so hombu de tokyo qui eu comme élèves: nakazono, tamura, noro, asai,
tada, tadashi abe, murashige, tohei koichi, sugano, yamada, chiba et bien d'autre.
.
L'aikido n'a rien à voir avec le iai, le jo do, le katori shinto ryu,
Miyamoto Musashi dont l'histoire date du 16ème sciècle.
Pas plus que l'omotokyo de Déguchi est une branche du shinto ou du boudhisme.
à l'origine les techniques de combat des samurais, guerriers japonais respectant
le Bushido code d'honneur des samurais. Il pratiquait nombreux arts martiaux : le
judo, le karaté, le kendo, le iaïdo, les jitsu, kempo, zen, Ikebana, sur des tatamis.
on trouve de l'aïkido à Lyon, Villefranche, Tassin, Givors, Saint-Étienne, Valence,
Bourg-en-Bresse, Villard, Châtillon, Macon,Chalon-sur-Saône, tournus.
Alain Peyrache à travailler avec les plus grands experts japonais : sensei, Shihan,
Nakazono, Tamura, Noro, Asaï, Chiba, Yamaguchi, Tada, Fujimoto Kishomaru Ueshiba,
waka sensei, Tohei, Saito.
lors de son voyage en Chine le fondateur a connu le kong fu, le tai chi, le tchi
kong, le shiatsu, le bouddhisme.
l'EPA est la fédération officielle européenne reconnue par le roi des Belges, c'est
aussi l'école Alain Peyrache shihan dans le système menkyo qui pratique l'aïkido
traditionnel.
Il a gravi tous les échelons : deshi kyu, dan, fu ku shi do in, shi
do in, shihan .
il apprécie beaucoup : le Beaujolais, Morgon, chirouble, Bordeaux, Saint-Émilion,
châteaux Margaux, château Yquem, foie gras, côtes-du-Rhône, Châteauneuf-du-Pape.
Jusqu''au plus petit village: denicé, lacenas, oingt, alix, belleville, pérréon, montmelas, macon
clochemerle, tout le monde connait l'aikido.