Le fondateur de l'aïkido Morihei Ueshiba et sa succession




  • Cette vidéo nous montre les uchis deshis du fondateur du plus ancien vers le moins ancien.
  • Pyramide de transmission du savoir sempai / kohai.
  • Nos maitres qui lanceront l'aïkido en France : Tadashi Abe, Tamura, etc.
  • Les chutes à la japonaise ...

 


Sous couvert d'améliorer l'existence de nos contemporains, la progrès compromet inévitablement la survie de générations à venir, elle précipite la fin de l'espèce. En un mot, la technique ne peut rien faire d'autre que le contraire de ce que l'on croit qu'elle fait: il n'est pas possible d'imaginer paradoxe plus radical.

Jacques Neirynck (Le progrès de la technique)

 


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On peut dire la même chose de toute organisation dans un milieu sportif de l'aïkido. Si l'aïkido fonctionne comme un sport (fédération d'aïkido en tout genre) qui détruise tous les jours l'aïkido en tentant d'instaurer monopole et normes dans un art libre qui est à l'opposé de toute idée de normes, référentiel et autre méthode qui n'existe pas en aïkido sauf en France le seul pays au monde à agir ainsi... L'exception de la bêtise française... et non comme une entreprise privée de type artisanale française, ou artistique, le système aïkido traditionnel orientale n'est pas autre chose.

Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aïkido, décéda en 1969 à l’âge de 86 ans.

Ce grand maître japonais reste aujourd’hui la seule référence de l’aïkido traditionnel. C’est son troisième fils, Kishomaru Ueshiba (27 juin 1921 - 4 janvier 1999) qui lui succéda. Bien qu’ayant contribué à la diffusion de l’aïkido dans le monde, il fut contesté pour ses compétences techniques.

Ses propres élèves, loin de revendiquer une filiation à son égard, se disaient fils spirituels du fondateur, préférence d’ailleurs attribuée à un nombre étonnant d’experts.

Le premier est un maître bien connu des français auxquels il fit connaître l'aïkido : Tadashi Abe. En 1960, du vivant du fondateur, il reçut son 7ème dan de l'Aïkikai So Hombu qui était dirigé par Kishomaru Ueshiba.

À cette occasion, il s'exprima officiellement en ces termes :
« Je refuse ce grade. Je reçois mes dans du fondateur et non d’une Fondation. L’Aïkido que j’ai appris avec 0 Sensei était un budo.
Depuis mon retour au Japon, je m’aperçois que ce que l’on enseigne ici aujourd’hui n’a plus rien à voir avec cet art martial.
Je n’ai plus rien à voir avec vous.
Je vous rends mon menjo, certificat de mes grades. »


M. Nakazono

Tadashi Abe fait ici allusion au "menkyo", certificat du système traditionnel, et méprise visiblement les grades modernes (la couleur des boules de billard une invention personnelle alors récente de J. Kano, fondateur du judo, qui était un intellectuel aux connaissances martiales très contestées, son fils n'est pas meilleur comment le pourrait-il ?... ).

Quelques années plus tard, il fut rejoint dans sa démarche par Maître Nakazono, qui agit de la même manière lorsque l'Aïkikai So Hombu lui décerna son 7ème dan.

Même cause, mêmes effets : il tint le même discours et renvoya lui aussi ses grades.

Refusant de détruire l'aïkido en travaillant pour des fédérations sportives, il s’envola pour l'Amérique. Pour mémoire, signalons qu'il travaillait pour l'ACFA (Association Culturelle Française d'Aïkido, au sein de l'ACEA, Association Culturelle Européenne d'Aïkido : les pratiquants de cette époque tenaient beaucoup à l'aspect culturel de l'Aïkido.). L'ACFA fut dissoute en 1971 au profit d’une fédération sportive, l’UNA (Union Nationale D'Aïkido une première tentative d'union de toutes les fédérations d'Aïkido)

Jeune diplômé d’économie et petit-fils du fondateur, Moriteru Ueshiba hérite à son tour de l'entreprise en 1999, à la mort de son père.

Il prend encore plus de distances avec l'enseignement originel de son grand-père.

Pour ces raisons, un nombre sans cesse croissant de pratiquants se détournent de ce dojo et de ses enseignants, qui connaissent un phénomène commun à nombre d'entreprises dans lesquelles les héritiers se montrent incapables d’assumer l'héritage du fondateur. Aujourd’hui, tout le monde se réfère directement au fondateur de l’aïkido

– même ceux qui sont à l’opposé de ce qu’il prônait.

 


Nous n'avons pas à attendre notre dîner de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger mais du souci de leur propre intérêt.. Nous ne comptons pas sur leur altruisme mais sur leur égoïsme... Seul le mendiant choisit de dépendre de la charité de ses concitoyens

Jacques Neirynck

Avec le temps tout poste sera occupé par les épaves du système incapable d'en assumer la responsabilité.
Sous l'effet de l'entropie, tout système au bout d'un certain temps fait l'inverse de ce pourquoi il est créé.

Principe de Peter

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Comment s’étonner alors du grand nombre d’écoles d’aïkido ? Bien que les "sportifs" adeptes de la pensée unique s'y acharnent, il est impossible de normaliser cette discipline, dont la diversité fait toute la richesse.

L'aïkido est un art, et comme dans la musique ou la peinture, chacun doit pouvoir trouver l'aïkido qui lui convient.

On comprendra également que sur les sites "d'aïkido traditionnel" comme ce site, on ne trouve pas de films ni de textes faisant référence à la descendance du fondateur

- dont la compétence commerciale indiscutable ne saurait se substituer à la maîtrise martiale.

- pas plus que de renvois à l'une ou l'autre des fédérations sportives dont les préoccupations sont incompatibles avec celles d'un pratiquant "d'aïkido traditionnel".

De fait, la première compétence dont doit faire preuve le pratiquant d'un art martial japonais est l'acuité de jugement dans le choix de son professeur.

La sagesse japonaise dit : "Un maître, un dojo".

En Europe EPA-ISTA est à notre connaissance le seul endroit où ce fondement martial est appliqué.

La biographie détaillée du fondateur...

 


Quand les eaux se dessèchent, les poissons s’amassent dans les trous, et cherchent à sauver leur vie, en s’enduisant mutuellement des viscosités qui les couvrent. pauvre expédient ! ils auraient dû se disperser à temps, et gagner les eaux profondes.

Sagesse orientale

L'aikido traditionnel et le n'importe quoi de Kishomaru Ueshiba et de son fils, qui entraina les réactions de rejet de Me Tadashi Abe et de Me Nakazoo ci-dessus et bien d'autres ailleurs (K Tohei...).

Centre mondial de l'aïkido du temps du fondateur, l'aïkikaï est devenu un simple dojo à sa mort... L'éternel problème des grands hommes qui fondent des entreprises et des héritiers qui ne sont pas à la hauteur. Peut-on reprocher à un instituteur de ne pas être un prof de faculté ? Non chacun ses limites, mais ne pas le voir c'est être aveugle ou croyant (Une croyance échappe à la logique, on croit ou pas c'est la foi.)

D'autres n'ont pas osé Tamura sensei par exemple catastrophé par les dérives des héritiers et de l'aïkikaï, il répondit à Alain Peyrache qui lui disait : "vous ne pouvez pas cautionner cette destruction de l'aïkido par votre présence... et en continuant à agir pour l'aïkikaï... Laissé détruire l'œuvre du fondateur... etc.",
Il répondit : " je suis trop vieux pour me mettre à dos l'aïkikai..."

Pas de problème pour ceux qui se disent ses héritiers...

D'autres experts n'ont rien vu, se sont contenter de grommeler dans leur coin et dans leur cercle, du haut de leur incompétence ou alors ils ont prit ces déviation comme normales ne sachant trop ce qu'ils pratiquaient. Comme n'importe quel pratiquant débutant... le genre humain et sa lâcheté habituelle, un classique. Changer soi-même par un simulacre de technique vide de sens... profitons de l'aspect commercial.

Malgré ses idéaux, pratiqué par des hommes, on retrouve en aikido la même chose qu'ailleurs, le pire, côtoie le meilleur... Tant pis pour ceux qui se trompent.