L'Aïkido une philosophie, un art martial sans compétition

L'Aïkido est opposé à toute idée de violence et de compétition,

ce qui en fait un art résolument moderne et original, accessible et utile à tous,

quelque soit l'âge, le sexe ou la condition physique. Au travers d'une technique et d'une pratique martiale qui peut se révéler redoutablement efficace à tout moment,

l'Aïkido permet à chacun de pratiquer avec plaisir et sans danger en fonction de ses capacités et en respectant ses limites.

L'extraordinaire raffinement des techniques consiste à utiliser son corps d'une manière différente : une technique d'Aïkido parfaite se fait sans recours à la force musculaire.

C'est ainsi que la pratique devient :

  • Un art de vivre
  • Une philosophie
  • Une technique de combat

L'aïkido traditionnel un fonctionnement particulier dont il faut connaitre les bases. Rien de compliquer mais si vous savez vous êtes autonome.
présentation rapide...

approfondir ...

L'Aïkido comprend, sur le plan physique, l'étude de :

  • Techniques à mains nues contre un ou plusieurs adversaires armés ou non
  • Techniques avec des armes : sabre en bois, bâton, couteau en bois
  • Techniques de respiration et de concentration
  • Exercices pour maintenir le corps en bonne santé

Des pratiquants de tous âges et de tous niveaux, exerçant des métiers les plus divers, se retrouvent avec plaisir dans une ambiance détendue et conviviale.

Les échanges et la diversité des pratiquants sont pour l'Aïkido une importante source de richesse comme en témoignent les nombreux stages nationaux et internationaux auxquels chacun peut participer et qui sont l'occasion de réunir des aïkidokas de divers pays et régions.

La pratique a pour conséquence :

Pour tous:
  • Un excellent entretien physique
  • Une plus grande maîtrise de soi
  • Une bonne self-défense
  • Un développement des réflexes
  • Une grande détente et une meilleure souplesse
  • Une meilleure gestion du stress et des conflits
  • Une harmonie entre le corps et le mental
Chez les enfants, la pratique permet d'acquérir plus particulièrement :
  • Une meilleure concentration
  • Une plus grande confiance en soi
  • Une meilleure gestion de l'espace
  • Une bonne coordination motrice
  • Une prévention contre la violence sous toutes ses formes

Aîkido traditonnel: ce qu'il faut savoir...

La base d'un art martial: un jugement fiable

  • Lorsque vous vous rendrez compte que sans réfléchir vous avez adhéré là où il fallait pas parfois de nombreuses années plus tard... il sera trop tard c'est très dur de remettre en questions des années d'erreurs. Dégouté le pratiquant préfère arrêter.
  • On adhère en général dans le dojo le plus proche, le moins cher etc. pour diverses raisons triviales. Sans se douter un instant de l'importance de ce choix.
  • Comme sur internet et dans des tas de domaines sous le terme aïkido il y a tout et son contraire.
  • Pour un pratiquant d'art martial, celui qui n'a aucun jugement, qui se nourrit de n'importe quoi ne mérite pas autre chose que ce qui lui arrive, il n'a aucun intérêt
  • Cet espace est destiné à fournir aux pratiquants qui débutent les repères indispensables à une bonne pratique de l'aïkido traditionnel dans notre dojo. Les repères orientaux ne font pas parti de notre culture, de notre éducation il faut bien les trouver quelque part.
  • Remplacer ce qu'on connait pas par ce qu'on connait cet à dire notre approche culturel occidentale ?
    c'est ce qu'on fait tous naturellement si on n'y prend pas garde, mais c'est la certitude de faire autre chose que de l'aïkido.

Un peu de sagesse orientale pour être dans l'ambiance

  • Car elle nous informe que ce n'est pas nouveau et que c'est lié à la nature humaine.
  • Voir ci dessous ces quelques phrases qui dates de plusieurs siècle avant JC et pourtant à cette époque c'était plus facile car il y avait moins de choix.

Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites, et suivent toute leur vie l'opinion.
Ils parlent dans le style du temps, ils s'habillent selon la mode du temps, non par aucun principe (do), mais pour faire comme les autres.
Imitateurs serviles, qui disent oui ou non selon qu'on les a suggestionnés, et croient après cela s’être détermines eux-mêmes. N'est-ce pas là de la folie ?
Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu'ils sont atteint de cette manie de l'imitation. 
(sagesse orientale)

  • Piquer à droite et à gauche donne une bouillie infecte et indigeste qui ne mène nulle part.
  • Acheter un livre c'est la certitude 9 fois sur 10 qu'il sera inutile "autant de dojos autant d'aïkidos" il y a aucune norme, c'est un art la musique est elle normalisée? Comme l'aïkido on aime ou pas
  • Internet ?:
    une poubelle géante très souvent... une tribune pour ceux qui n'ont aucune chance d'être écoutés quand on a pas de repère il n'est pas facile de trier.
  • Le prix de la cotisation? moins c'est cher plus c'est une certitude ça ne vaut rien... les cotisations pas chères c'est l'argument des incompétents c'est encore trop cher... Comme une ferrai et un tas de ferraille... on en a pour son argent

Les maitres sont peu nombreux quelque soit l'époque:

Que savez vous du principe (do)?
rien je l’ai cherché, dit Confucius durant 5 années entières, dans les formules et les nombres sans le trouver. Puis durant 12 années dans le yin yang., également sans résultat.
Cela ne m’étonne pas , fit Lao tan . Si le principe pouvait se trouver ainsi, il figurerait depuis longtemps parmi les cadeaux qu’on se fait entre amis.
La connaissance du principe ne se trouve , ni ne se communique pas facilement.
  (sagesse orientale )

  • Une certitude: quelque soit l'époque, dans le domaine artistique, on ne peut espérer apprendre qu'avec un maitre...

Un maitre des "Uchis deshis" et des "sotos deshis":

Un uchi-deshi peut vivre dans le dojo où il s'entraîne, à la maison de l'enseignant, ou dans des logements séparés.
Il sert le sensei tous les jours, tous les jours...

Les tâches peuvent comprendre en plus de celles directement liées à la pratique des travaux de nettoyage, de secrétariat etc.

Contrairement aux uchi-deshi, les étudiants qui vivent à l'extérieur sont appelés soto-deshi

Dans les temps modernes, le rôle est également dénommé "tsukibito "
uchi deshi

L'enseignement traditionnel comporte trois niveaux :
L’initiation : lorsqu'on arrive dans un dojo, il faut en apprendre le fonctionnement. À l'aide de son sempaï (un ancien, un uchi deshi qui le prend en main... ) le kohai (le jeune) découvre le fonctionnement du dojo, les repères de la pratique. Après un temps plus ou moins long, le kohai est capable de se comporter correctement dans ce milieu spécifique qu'est un dojo. Car dans notre culture occidentale il n'existe pas d'équivalent.

Le deuxième stade ne commence pas forcément lorsqu'on maîtrise tous les fonctionnements du dojo, mais le deuxième jour de pratique. Ce qui vous a été enseigné pendant le premier jour fait de vous un sempaï.

Vous devez donc, à votre tour, enseigner ce que vous avez appris lors de ce premier jour. En général le pratiquant ne le fait pas, conscient qu'il n'a qu'un jour d'aïkido, qu'il peut dire des bêtises ; il a l'impression qu'il apprendra plus en se contentant d'écouter, etc.

De bonnes raisons occidentales pour ne rien faire, se contenter du confort d'être un élève attentif. Plus tard, quand il sera plus aguerri... alors oui... peut-être...

Voilà comment dès le deuxième jour on refuse d'apprendre l'aïkido, et certains, même plusieurs dizaines d'années après, n'ont toujours pas dépassé ce stade de l'initiation, le premier stade de l'étude.

Ils sont ce qu'on appelle des "consommateurs" ou "clients".
Ce sont des gens uniquement centrés sur leur propre ego, voulant les avantages sans les inconvénients.

Au niveau de la taxonomie de connaissance, ce stade est celui du connaître : stade où l'on répète tel un perroquet, comme de jeunes enfants qui imitent le monde des adultes, en caricaturant, sans trop comprendre.

Enfin... tout ce qu'il ne faut pas faire quand on est un aïkidoka !

Le deuxième stade c'est le début de l'autonomie, il commence normalement le deuxième jour. Nous venons de voir que ce n'est pas facile, que ce n'est pas dans notre culture.

Tout dépend de vous, de votre courage, de votre motivation, de la compréhension que vous avez de l'aïkido... et donc très souvent des premiers contacts avec votre sempaï.

Ce stade sera parfois plus différé, cela dépend des compétences du débutant : de plusieurs jours, de plusieurs semaines, de plusieurs mois... Après, il y a de fortes chances que le pratiquant ne quitte pas le premier stade, quel que soit son nombre d'années de pratique.

Ce stade est celui de l'uchi deshi, c'est-à-dire le début de l'autonomie. La difficulté est grande ; le pratiquant doit avec un maximum de rigueur et d'exactitude retransmettre l'enseignement de son professeur.

Car dans le dojo il n'y a qu'un enseignement, celui du professeur. C'est pour cela que l'on choisit ce dojo. Pour prendre une image dans le monde artistique, les élèves qui ont choisi d'apprendre avec ce maître de peinture, ou de musique, se moquent complètement de la version personnelle des élèves de ce maître ; seul l'enseignement de ce maître réputé, de cet artiste, les intéresse.

C'est la plus grande difficulté de ce stade de la pratique : ne pas déformer l'enseignement du professeur.

Nos habitudes associatives, démocratiques font que certains ne peuvent s'empêcher d'exprimer leur compréhension personnelle, très souvent par soif de reconnaissance.

Rigoureux, honnête, sachant se remettre en cause, acceptant de faire des erreurs, au lieu de suivre comme un mouton du premier niveau l'enseignement, notre uchi deshi analyse le cours de son professeur...

Ou celui d'un autre uchi deshi qui remplace le professeur, afin de voir si celui-ci transmet avec rigueur l'enseignement du maître.

Ce sont les qualités morales : honnêteté, probité, rigueur, oubli de son ego, etc. qui vont être testées et qui feront que vous passerez au troisième stade ou pas.

Au lieu de subir l'enseignement, l'uchi deshi est acteur.

Il va accomplir pendant plusieurs mois toutes les tâches d'un dojo afin d'en connaître parfaitement le fonctionnement.

C'est l'occasion de voir les pratiquants sous un autre jour, dans d'autres situations, l'occasion de s'apercevoir de qui est impliqué, fiable, et qui ne l'est pas.


Les cours enfants ne demandent pas de connaissance technique ; par contre un enfant sait très vite s'il doit vous respecter ou vous "marcher dessus". Dans un premier temps notre uchi deshi va venir assister ceux qui sont en charge du cours enfants, et commencer à enseigner des "bouts" de cours, voire des cours entiers, sous la direction de leurs collègues plus expérimentés.


Ensuite, il ira faire le même travail au cours adolescents qui est beaucoup plus exigeant d'un point de vue technique. Et ce, pour des raisons pratiques : les ados se bagarrent fréquemment où sont victimes de violences, donc leurs besoins techniques et d'efficacité sont plus importants.

Ils sont plus obéissants, plus scolaires que les enfants ; par contre beaucoup plus critiques concernant la crédibilité des techniques et des attaques.

Enfin, il s'agira de faire la même chose au cours adultes.

Notre uchi deshi doit être conscient qu'il va commettre des erreurs malgré toute sa bonne volonté et son désir de bien faire.

Comme il est dans le dojo de son professeur, ces erreurs doivent être limitées.

En général, ce sont les uchi deshi plus expérimentés qui interviendront à la moindre erreur pour recadrer notre apprenti.

Ce faisant, ils lui rendront service, fortifieront leur propre jugement, et éviteront au dojo de funestes conséquences en l'absence du professeur.

Toute passivité de la part des autres uchi deshi face à des erreurs montre leur incompétence, car il est de leur devoir de réagir au plus vite devant une erreur, même si, ou plutôt justement si, c'est un ami qui la commet.

C'est pourquoi il convient de former votre jugement, et ne pas accepter pour argent comptant tout ce que vous dit un uchi deshi.

Vous devrez le vérifier dans d'enseignement de votre professeur car c'est la seule référence valable dans le dojo.

Ce sera l'occasion pour vous d'avoir un entretien, une relation maître-élève indispensable à votre autonomie.

Plus notre uchi deshi progresse dans l'autonomie, plus il a un avis personnel... ce qui est normal : c'est l'objectif de la pratique et un des fondements de l'enseignement traditionnel.

C'est alors le moment pour lui de progresser plus efficacement encore. Pour prendre une image industrielle, il quitte la maison mère pour s'occuper en autonomie d'une succursale de l'entreprise.

C'est une autre phase de l'étude. C'est le troisième stade.

Un uchi deshi doit donc, dans le dojo de son professeur, transmettre le plus rigoureusement possible l'enseignement de celui-ci.

La tradition orientale, l'aïkido traditionnel, nous apprennent que chacun est une entité unique.

C'est pourquoi il n'existe pas deux aïkido identiques... et c'est pourquoi il est fondamental de bien choisir son professeur !

Il faudra donc pénétrer l'enseignement de votre professeur, pouvoir retransmettre celui-ci avec vos mots, vos gestes, restructurer l'enseignement que vous avez appris, etc.

Dépasser ainsi le deuxième stade de la connaissance, et atteindre le dernier stade : celui du « comprendre ».

Ce travail ne peut pas être fait dans le dojo de votre professeur car il en dénaturerait l'enseignement, mais dans votre propre dojo.

D'où l'importance d'avoir accompli convenablement, avec compétence, toutes les tâches du dojo, et de bien maîtriser l'enseignement de votre professeur. Car vous allez être seul aux commandes.

Vos élèves vont vous renvoyer votre image ; vous commettrez de nombreuses erreurs qu'il faudra limiter au maximum par des échanges réguliers avec votre professeur.

Cela vous démontrera que vos certitudes ne valent parfois pas grand-chose, que certains aspects de l'aïkido que vous croyiez maîtriser ne sont pas aussi maîtrisés que cela.

Votre apprentissage n'est donc pas fini ; il continue dans un contexte d'autonomie.

Comme vous le voyez, nous sommes à l'opposé de la connaissance selon un fonctionnement universitaire qui consisterait à débiter un listing des techniques, que l'on apprend depuis des mois avec son meilleur ami, devant un jury...

L'aïkido traditionnel est une formation complète de l'homme dans toutes ses dimensions. C'est le sens du terme "do" : réalisation de soi-même...

Ce n'est pas facile, ce n'est pas non plus à la portée de tout le monde.

Certains arrêteront en route, d'autres seront renvoyés du dojo. Toute activité humaine produit des déchets, l'aïkido n'y échappe pas. Et si ces gens créent leur propre dojo, tant pis pour ceux qui les prendront pour des professeurs d'aïkido compétents. Sils sont intelligents, ils se rendront vite compte de leur erreur et chercheront un professeur compétent ; sinon, ils ne méritent pas autre chose. Tant pis pour eux, c'est la vie...
C'est ce que nous apprend la tradition orientale :
on ne peut avoir le bien sans le mal.
Ce sont les précipices qui créent les montagnes ; pas de précipices égale pas de montagnes...
C'est grâce aux professeurs incompétents d'aïkido que l'on peut apprécier les bons...
On apprend l'aïkido en étant à la fois élève et professeur, en projetant et en étant projeté.
etc. Nos sociétés occidentales, avec le formatage des consommateurs, fonctionnent exactement à l'inverse. C'est pourquoi l'aïkido n'est pas une voie facile ; c'est ce qui en fait sa richesse.